dimanche 4 juin 2017

Mythe bienveillance #2

Je m'intéresse beaucoup à la bienveillance, à l'éducation positive, au maternage. C'est une philosophie qui me parle, et je crois l'avoir bien compris au fil de mes lectures, mes expérimentations et ma formation. Mais sur des groupes de mamans Facebook et avec des parents que je côtoie, il y a un problème assez répandu (autant par les parents qui y adhèrent que ceux qui trouvent que ça leur correspond pas), la mauvaise interprétation et compréhension du maternage, de la bienveillance. Sûrement par manque d'information, de temps pour bien lire et s'informer, peut-être par manque de vulgarisation des articles proposés. Dans cette série j'explorerai plusieurs sujets qui sèment la zizanie parmi les adeptes et qui suscitent les jugements (parfois avec raison, parfois sans raison).
Éviter de dire "NON"
C'est une stratégie qui est tellement mal interprétée qu'on a peur d'en parler. La stratégie c'est d'éviter le mot "non" mais pas d'éviter de refuser des choses, juste le mot, simplement parce qu'il est absolument inefficace, surutilisé, à connotation diabolique et honnêtement pas très respectueux.
Il y a 100 façons de refuser sans dire non:
- Je suis pas d'accord
- J'accepte pas
- Je vais pas te laisser
- C'est pas un bon moment
- Tu as entendu ce qu'il a dit (ou ce que j'ai dit)
- Ce n'est pas une bonne idée
- Je n'ai pas envie
- Trouve-toi un autre moyen
- Nommer l'intention (tu veux toucher le toutou)
- Nommer l'action (on va le redéposer maintenant, on va s'éloigner maintenant)
- Proposer de l'aide (je vais prendre ta main pour y aller)
Un truc c'est de se demander ce qu'on dirait à un adulte, un adulte qui a clairement besoin d'aide, qui n'est pas en parfait contrôle, mais un adulte qui mérite tout notre respect quand même. On ne crierait pas "non!" à moins que ce soit une situation d'urgence où il va se pitcher en bas du pont, ça devrait être pareil pour l'enfant, parce qu'il a droit au même respect. En plus, quand les enfants comprennent la puissance du mot non et qu'ils l'utilisent avec nous, ça nous pompe. Pourquoi? Parce que ce n'est pas respectueux, on a du mal à l'admettre, mais c'est ça. Un enfant qui nous dit qu'il est pas d'accord ou qu'il n'a pas envie, ça sonne déjà mieux, ça va dans les 2 sens.
Arrêter ou éviter de dire "non" c'est pour agir sur une ambiance désagréable, une relation qui s'est détériorée, une lourdeur dans les interventions, un sentiment d'être un perroquet rabat-joie fatigant (been there done that). Ça n'a pas rapport avec les enfants-roi ni le laxisme (laisser-faire) ni le fait de toujours dire oui.

Mythes de la bienveillance

Je m'intéresse beaucoup à la bienveillance, à l'éducation positive, au maternage. C'est une philosophie qui me parle, et que je crois l'avoir bien compris au fil de mes lectures, mes expérimentations et ma formation. Mais sur des groupes de mamans Facebook et avec des parents que je côtoie, il y a un problème assez répandu (autant par les parents qui y adhèrent que ceux qui trouvent que ça leur correspond pas), la mauvaise interprétation et compréhension du maternage, de la bienveillance. Sûrement par manque d'information, de temps pour bien lire, peut-être par manque de vulgarisation de l'article. Dans cette série j'explorerai plusieurs sujets qui sèment la zizanie parmi les adeptes et qui suscitent les jugements des autres (parfois avec raison, parfois sans raison).
Le maternage vs la surprotection
Celui-là est plus répandu chez ceux qui n'adhèrent pas, mais j'en vois aussi chez des parents qui mettent ça sur le "dos" de la bienveillance. La ligne est mince, il faut faire attention. La bienveillance c'est de ne pas hésiter à répondre à un besoin réel exprimé par l'enfant. Ça se base sur des connaissances  pointues des particularités de notre enfant, mais aussi sur des faits scientifiques sur la maturation du cerveau, les stades de developpement, etc. Ex: donner du réconfort à un nouveau-né qui pleure, porter un enfant dans une situation qui le stresse, accompagner un enfant dans l'endormissement, intervenir de façon respectueuse auprès de lui.
Maintenant la surprotection c'est de répondre aux désirs ou aux besoins non-exprimés de l'enfant pour répondre à notre besoin d'adulte. Ça peut être dû à une mauvaise compréhension du développement de l'enfant ou à une envie de lui plaire. Par exemple : faire un 2e repas à notre enfant qui n'aime pas ce qu'on a cuisiné ou ne jamais aller au parc vu qu'il peut y avoir des chiens. La surprotection peut être nuisible au développement de l'enfant, soit il ne vit pas assez d'expériencs enrichissantes au quotidien pour développer sa personnalité et des habitudes saines, soit il a beaucoup trop de contrôle sur son quotidien et ça devient très insécurisant pour lui.
La fermeté et la bienveillance sont des concepts très différents et indépendants, la constance, la consistance et le respect peuvent très bien être présents dans nos interventions bienveillantes, la vraie différence c'est la façon qu'on va le nommer, les choix qu'on fait demeurent les mêmes. Au bout du compte si j'ai dit que c'était le moment de partir, ça va être le moment de partir. Que je sois bienveillante ou pas, les limites sont sécurisantes pour un enfant et il en a besoin pour bien se développer. Non je ne vais pas crier, menacer, intimider...mais ça ne veut pas dire que je surprotège, ça veut dire que je le respecte.
D'autres sujets à venir :
Article 2 : Éviter de dire NON
Article 3 : Les caprices n'existent pas

mercredi 31 mai 2017

Les jugements d'allaitement

Il y a plusieurs raisons pourquoi les jugements par rapport à l'allaitement viennent me chercher, le principal étant que ce n'est des affaires de personne d'autre que les 2 parents et l'enfant, mais aussi parfois parce que l'argument en tant que tel est même pas fondé, logique ou vrai.

L'argument de "s'il devient arrogant pour le demander, c'est le temps d'arrêter" est le pire des pires. Le choix d'allaiter ce n'est pas le choix de donner des bonbons ni du chocolat, ce n'est pas une récompense quelconque. C'est parce que les mamans pensent que c'est le meilleur choix pour nourrir leur enfant. Si on doit le comparer à une autre nourriture, c'est l'équivalent d'un bouquet de brocoli, d'une pomme. On choisit l'allaitement parce qu'on sait que c'est le meilleur lait pour notre enfant, qu'il n'y a rien au monde qui soit conçu, adapté et produit spécifiquement pour ton enfant à part le lait maternel.
Je dis pas que c'est ok que mon enfant soit arrogant pour demander le sein, je dis simplement que c'est un problème absolument indépendant. Oui il faut l'adresser, on le laisse pas faire et on n'accepte pas ça (au même titre que s'il était arrogant pour demander du brocoli) mais on ne cesse pas de lui en donner pour autant. On intervient comme on le fait si souvent, parce que les enfants explorent, découvrent, s'adaptent, essaient : c'est leur travail. Donc oui un enfant irrespectueux pour demander le sein c'est un problème, un problème de politesse, de respect, de ce qu'on tolère et ce qu'on corrige, mais ce n'est pas un signe que l'allaitement est trop long.

lundi 29 mai 2017

Ton "autre" shower

Addict à Pinterest comme je le suis, j'y découvre des merveilles. La dernière : le "Blessingway"

C'est une tradition ancienne, l'ancêtre du Shower de bébé qu'on connait en Amérique, une fête de la bédaine, une cérémonie de la maternité. Elle se distingue du Shower par la personne qu'on y célèbre: la maman plutôt que le bébé. C'est une fête plus spirituelle que matérielle (lire hippie/grano/bohème). C'est axé sur le passage de la femme à la maternité, sur la force nécessaire pour accoucher, sur le cercle de soutien autour d'elle.. normalement il y a une dizaine de femmes, pas plus que ça. Ça se fait tard dans la grossesse, quelques semaines max avant d'accoucher.
Ok mais qu'est-ce qu'on fait là?
C'est la beauté de la chose, c'est la maman qui décide, il y a quelques idées, mais on choisit celles qui nous ressemblent, aussi hippie ou pas-hippie-pentoute qu'on est, que nos amies le sont. Moi je suis low-profile-hippie, mes amies pas-très-hippies donc je suis allée pour des activités dans ce sens là, le but c'est pas de mettre personne mal-à-l'aise. Il y a autant de Blessingway que de femmes qui vont accoucher.

  • Chaque invitée amène une fleur cueillie ou achetée pour faire une couronne de fleurs à la maman
  • On inscrit chacun nos peurs pour l'accouchement, nos craintes par rapport à ses choix, nos anxiétés...et on les brûle sans les lire (ou on les lance dans la rivière?). On arrête d'y mettre de l'énergie, on se concentre sur le positif
  • On nomme chacune notre tour nos grand-mères et notre mère (et notre bébé si bébé il y a), notre lignée d'accoucheuses
  • On enroule une même ficelle autour de nos poignets qu'on coupe ensuite pour se faire des bracelets de soutien. Chaque fois qu'on regarde notre bracelet dans les semaines qui suivent, on envoie des ondes positives à la maman

  • On dessine du Henna sur la bédaine de la maman pour la rendre plus belle

  • On met par écrit des affirmations positives pour l'accouchement, on créé des décorations qu'elle pourra amener dans sa pièce d'accouchement

  • On décore toutes ensemble un moulage de plâtre de la bédaine
  • On repart chacune avec une chandelle à allumer quand la maman commencera son travail en guise de soutien à distance. On discute de ce qu'on a envie en terme de soutien pour le "après" (visites, pas de visite, quand où comment)
D'autres idées qui fittaient moins avec moi, pour différentes raisons, mais que vous aimerez peut-être intégrer :
  • Massage collectif, coiffure, manucure, pédicure
  • Chansons, textes, témoignages récités à voix haute
  • Au lieu d'une fleur pour une couronne, des billes/perles pour un collier ou un bracelet qu'elle portera à l'accouchement
  • Un pot-lock (chacun amène un plat de bouffe à partager)
  • Au lieu du henna, peinture sur le ventre ou faux-henna au eye-liner
Personnellement j'ai un Shower traditionnel aussi, premièrement parce que le soutien financier est le bienvenu, aussi parce qu'il y a beaucoup de monde avec qui j'ai envie de célébrer, mais qui ne sont pas dans mon petit cercle intime, qui ne sont pas ouverts à mes histoires hippies et que mon chum a droit au lot de soutien, d'excitation et de célébration qu'apporte le Shower. Je trouve que les deux se complémentent. Et aussi je trouve ça parfait pour une deuxième-troisième-quatrième grossesse, alors que traditionnellement il n'y a pas de Shower.

Finalement, ça prend quelqu'un pour l'animer, expliquer ce qu'on fait, gérer le temps, avoir le matériel prêt...et moi je trouvais ça weird de faire ça moi-même, vu que le sujet et la célébration c'est moi. Bref les personnes ressources (à moins d'avoir une amie hippie/grano/bohème qui a le temps et l'énergie d'organiser ça) c'est les doulas (Accompagnante à la naissance)! Elles n'en organisent pas toutes, faut leur demander et voir avec elles leur prix/services.

Celle que j'ai choisi après plein d'échanges de courriel avec plusieurs doulas et quelques rencontres (je suis en retrait préventif, j'ai le temps!) c'est 
Marie-Jeanne  : voici son offre de service sur son site web, ça coûte 150$-200$.

samedi 27 mai 2017

Être enceinte ou Julie Snyder


Moi être le centre d'attention je trippe pas, je suis pas de même, je suis discrète, je fais pas de bruit, je souris en attendant que la dame à l'épicerie remarque que je veux passer au lieu de dire "pardon madame je voudrais passer", je marche doucement, je siffle pas, je chante pas dans les magasins, j'ahis ça me faire regarder...


Mais là je suis enceinte, et soudainement les gens me connaissent, je me sens comme Julie Snyder, ils disent à leur mari "regarde la belle bédaine"... Tout d'un coup les inconnus prennent pour acquis que je ne suis pas socially awkward, que j'aime les interactions, partager ma vie privée avec tout le monde.....pour vrai quel enfer que vivent les gens connus, jamais tranquille.
C'est un beau problème et toutes ces personnes ont des belles intentions, mais lâchez les femmes enceintes, au même titre que vous ne les regardiez pas avant qu'elles aient une bédaine, votre engouement pour elles vient de vous, de votre souvenir de vos grossesses, de vos envies d'être grand-parents, de votre deuil de ne jamais avoir eu d'enfant ou de petits enfants, ça ne lui appartient pas, elle vit sa vie, vivez la vôtre, passez votre chemin.
Hier le monsieur qui m'a dit que j'allais avoir un beau bébé en santé vu que j'avais des beaux yeux bleus, c'est fin pis toute mais qu'est-ce que ça veut dire au juste? À quoi ça sert au juste? Continue ton chemin, laisse moi ma bulle avec déjà tous les gens autour de moi que je dois gérer et qui veulent toucher mon (presque) pubis. Arrête de me dire de faire attention dans les marches et de me laisser 3m pour passer à côté de toi, je suis enceinte, pas en porcelaine, ni grosse comme un 18 roues. Merci Charley, mais vis ta vie, je n'ai pas besoin de rien, je vais bien, je peux m'occuper de mon corps toute seule, comme je le faisais avant que ça parraisse que je suis enceinte.
Par exemple laisse-moi ta place dans le métro, ça j'aime ça ;)


vendredi 12 mai 2017

Elle est où la bassinette ?


On a choisi de ne pas acheter de lit à barreaux pour notre bébé. C’est sûr que c’est pas conventionnel, mais pas tout ce qui est conventionnel est le meilleur choix pour tous, le grand défi d’être parents c’est de faire ce avec quoi on est à l’aise. Voici quelques réponses aux questions qui vous sont sûrement venues en tête en lisant ça...
Donc bébé va dormir où ?
®   Le plan de match : À peu près les 6 premiers mois dans notre lit co-dodo (une genre d’extension de notre lit), ensuite sur son matelas au sol, dans sa chambre.
®   La réalité : chaque bébé est différent et on va s’adapter à ses besoins, ce qu’il nous communique au jour le jour.
Pourquoi?
®   Un meilleur accès à notre bébé: se coucher avec lui, l’allaiter dans son lit, l’aider à s’endormir sans être inconfortable,
®   Une meilleure relation avec le sommeil : encourager notre enfant (et nous) à mieux écouter ses signes de sommeil, être plus indépendant au réveil (pas besoin de pleurer pour appeler l’adulte)
®   Pas de bassinette à acheter, le matelas le suivra dans sa chambre d’enfant et d’adolescent




Ça vient d’où cette idée là ?
®   Maria Montessori, une pédagogue médecin des années 1900 qui croit que l’enfant devrait être accompagné pour être autonome le plus possible, dans le sommeil comme dans le reste. Non, on n’est pas fan de tout ce qui est Montessori, mais le lit au sol ça nous parle. Dans son livre l’Enfant (elle est un peu extrême) elle dit « Le lit des enfants qui savent se mouvoir seuls est une hérésie (…) les enfants sont les prisonniers d’une civilisation construite exclusivement par l’adulte pour le bien de l’adulte, qui se resserre toujours davantage, ne laissant à la liberté de l’enfant qu’un espace progressivement réduit (…) il peut ainsi abandonner cet être qui, sans doute, va pleurer, mais ne se blessera pas.(…) C’est ainsi que peut [par le lit au sol] s’ouvrir une ère nouvelle de l’éducation, celle de « l’Aide à la Vie ». Il faut clore l’époque où l’adulte considérait l’enfant comme un objet qui se prend et se transporte n’importe où quand il est petit et qui, plus grand n’a qu’à suivre et obéir. »
®   En fait, c’est intéressant de se demander pourquoi les bassinettes ont été inventées, pour répondre à quel besoin ? C’était pour les orphelinats, quand les femmes devaient s’occuper de 100 bébé à la fois, les nourrir, les langer, assurer leur sécurité. Ça répondait à leur contexte, à leur réalité et ça s’est popularisé un peu partout.
T’as pas peur qu’il ait froid? Qu’il tombe ? Qu’il sorte ?
®   Il y a quand même des précautions à prendre quand on choisit un lit au sol, elles sont pas si complexes, mais c’est vrai qu’il faut y penser : des coussins autour du lit au cas, des boudins aux extrémités du matelas, un sommier plat pour éviter la moisissure/l’humidité, une chambre complètement « babyproof » et une barrière à la porte pour éviter les accidents. Encore une fois on est là, on observe, on s’ajuste selon ce qu’on voit, on réagit, on se trompe et on réajuste.
®   Des histoires de bébé qui sortent de leur bassinette, ça se voit...qui ont froid dans leur bassinette aussi, qui se coincent les bras et les jambes dans les barreaux... bref il y a des risques peu importe le choix, autant être à l’aise avec celui qu’on fait.
Ok, mais quand il va être capable de se déplacer, de sortir de son lit?
®   Si un enfant est capable de se concentrer pour jouer calmement, c’est qu’il n’était pas assez fatigué pour dormir. Ça veut pas dire qu’on le laisse jouer toute la nuit, ça veut dire qu’on est à l’écoute et qu’on a l’humilité de dire que peut-être qu’aujourd’hui il s’endormira un peu plus tard. Ça ne change rien à la routine du dodo, à nos interventions qui invitent à se coucher, au climat propice à l’endormissement, on fait tout ça même si on a un lit au sol. C’est dommage, mais la bassinette n’est pas un outil miracle non-plus, un enfant qui prend une heure à s’endormir dans sa bassinette ça arrive tout autant.
®   Oui ça demande une grande disponibilité mais de toutes façons, à moins de laisser un bébé pleurer pour s’endormir, le sommeil d’un enfant ça demande une grande disponibilité, il y a plein d’enfants pour qui c’est un défi, avec un aménagement ou l’autre.
Finalement, c’est pas parce qu’on croit fort fort à notre lit au sol que ça va nécessairement être facile, que ça va être une solution miracle à quoi que ce soit et qu’on pense que le lit à barreaux c’est le démon. Chaque famille prend ses décisions pour elle et au final, ce n’est qu’eux que ça regarde ♥

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dimanche 30 avril 2017

Le rôle du parrain/marraine


Bientôt va voir le jour un petit bébé tout neuf, avec toute la vie devant lui. Les belles choses comme les moins belles, les bonnes personnes comme les moins bonnes et les beaux moments comme les moins beaux. Nous avons quelque chose en tête qui nous trotte depuis longtemps : choisir les parrain/marraine. Qui choisir, à quoi on s’attend de ces personnes-là, pourquoi c’est important pour nous....
Pour nous être parrain/marraine c’est pas très compliqué, c’est être là. Être présent, être proactif, être engagé dans la vie de l’enfant, développer une relation avec lui, apprendre à le connaître, devenir une personne importante pour elle/lui. Parce que ce n'est pas vrai que ça se fait tout seul, ni que ça vient de l'enfant.
La grande distinction entre « L’enfant de ma sœur » et « ma filleul », c’est la relation, c’est la façon dont on perçoit l’enfant, c’est sa réaction quand il nous voit versus quelqu’un d’autre. C’est l’engagement qu’on se donne de soutenir l’enfant, via les parents au début, mais directement envers le bébé aussi, c’est de le prendre, le changer, le regarder, jouer avec lui... plus tard l’inviter à souper et dormir, passer des journées juste tous les deux, l’écouter, s’intéresser à lui, découvrir ses passions et ses particularités, même si c’est pas toujours parfait, même si c’est pas toujours facile, être parrain/marraine c’est s’engager à être là, tout le temps, souvent.


C’est un grand engagement qu’on ne prend pas à la légère, on a choisi les deux personnes qui remplissent le mieux ce rôle là auprès de nous, les deux personnes qui sont là, depuis longtemps, pour écouter, soutenir, rire, penser à nous... Tant pis si ce sont deux filles, on a choisies celles qui correspondaient le mieux à nos attentes, de toutes façon les règles c’est nous qui les faisons. En acceptant, tu t’engages à appeler, à Skyper, à montrer ta face 1 fois par mois minimum, à  essuyer des fesses et des larmes, à chercher des activités sur lesquelles il/elle tripperait, à être là pour les boutes moins l’fun, mais aussi à avoir une nièce/filleul d’amour avec qui partager tout ça.